Donut tient sur une chose : ce qu’on se promet les uns aux autres.

Ce qu’on se promet

Ici, tout est gratuit. On ne vend rien, on n’échange rien, on ne demande pas de participation aux frais. Un don n’attend rien en retour — pas même un service.

On donne ce qui peut encore servir — à quelqu’un. Ce qui marche, ce qui se répare, et même ce qui ne marchera plus : une machine hors d’usage a des pièces, un meuble cassé a du bois, un vêtement troué a du tissu. Ce qu’on doit, c’est le dire — l’usure n’est pas un problème, la surprise en est un.

On montre l’objet, pas son idée. La photo est celle de l’objet, prise par vous, telle qu’il est aujourd’hui. Pas celle du catalogue du fabricant.

On répond, même pour dire non. Une demande sans réponse retient l’objet et fait attendre quelqu’un pour rien. Refuser est un geste normal, et ça prend deux secondes.

On vient, ou on prévient. Un rendez-vous engage deux personnes, dont une qui s’est déplacée. Annuler à l’avance est toujours acceptable ; ne pas venir, non.

On se parle comme à un voisin. Pas d’insultes, pas d’insistance, pas de démarchage. Une conversation ici sert à convenir d’un objet et d’un moment — rien d’autre n’y est attendu.

Ce qu’on apprend de l’autre reste entre nous. L’adresse exacte n’apparaît qu’entre deux personnes qui se sont mises d’accord, et pour le temps de la remise. Elle ne se rediffuse pas. Une photo ne montre ni visage, ni plaque d’immatriculation, ni courrier posé sur la table.

On donne des objets — et rien d’autre. Pas de services, pas de logement, pas d’emploi, pas d’argent. Ce n’est pas ce que Donut sait faire, ni ce dont il sait vous protéger.

Chacun répond de ce qu’il donne, devant la loi de chez lui. Ce qui se donne librement ici peut être encadré, ou interdit, là où vous êtes. C’est à vous de le vérifier avant de déposer — nous ne pouvons pas le faire à votre place, et l’ignorer ne protège de rien.

Si ça se passe mal, vous pouvez couper. Bloquer une personne l’empêche de vous écrire, tout de suite, sans qu’elle en soit informée. Vous n’avez à attendre l’accord de personne. Si quelque chose de grave arrive, écrivez-nous.

Ce qui n’a pas sa place ici

  • Les objets à usage sexuel. L'inscription est réservée aux majeurs. Ça ne suffit pas : un compte se partage, un âge se déclare. C'est la seule règle de cette liste qui ne souffre aucune nuance.
  • Toute image ou description qui pourrait heurter un enfant. Violence, nudité, contenu explicite — y compris sur un objet par ailleurs anodin. La photo compte autant que l'objet.
  • La nourriture, quelle qu’elle soit — même neuve, même sous emballage.
  • Les médicaments, la parapharmacie, les cosmétiques, les compléments alimentaires.
  • L’alcool, le tabac, la vape et ce qui va avec.
  • Les animaux, vivants ou non.
  • Les espèces protégées et tout ce qui en vient : ivoire, écaille, corail, coquillages, plumes, bois rares.
  • Les armes, même de collection, même décoratives, et les lames de combat.
  • Ce qui est dangereux : produits chimiques, appareils rappelés, sièges auto accidentés, casques ayant pris un choc, détecteurs de fumée périmés.
  • Les contrefaçons, et les objets portant un emblème protégé.
  • Ce qui ne vous appartient pas, et les objets consignés.
  • Les sous-vêtements portés.
  • Tout ce qui porte les données de quelqu’un : disque non effacé, téléphone verrouillé, papiers.
  • Ce qui n’est pas un objet : services, logement, emploi, argent, appels aux dons.

Ce qui est illégal ne reste pas caché

L’État français tient un portail de signalement, PHAROS. N’importe qui — vous, nous, un passant — peut y déclarer un contenu en ligne qui paraît illégal, et ce sont des policiers et des gendarmes qui le lisent et le qualifient.

Ce n’est pas une menace en l’air : c’est le chemin que nous prendrions, et celui que vous pouvez prendre sans nous attendre. internet-signalement.gouv.fr

Cette charte n’est pas un contrat.

Elle dit ce qu’on attend les uns des autres. Ce qui vous engage juridiquement est dans les conditions d’utilisation ; ce qu’on fait de vos données est dans la page confidentialité.

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